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Évangile

Luc 13, 31-35

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En ce jour-là, quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus pour lui dire : « Pars, va-t’en d’ici : Hérode veut te tuer. » Il leur répliqua : « Allez dire à ce renard : voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons aujourd’hui et demain, et, le troisième jour, j’arrive au terme. Mais il me faut continuer ma route aujourd’hui, demain et le jour suivant, car il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem.
Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! Voici que votre temple est abandonné à vous-mêmes. Je vous le déclare : vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Méditation

Le renard et la poule
par Catherine Motte
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« Pars, va-t’en d’ici : Hérode veut te tuer. » Les pharisiens préviennent Jésus, il faut fuir. Mais il ne part pas, il ne prend pas peur. Il sait ! 

Il présente son programme pour les jours suivants : qu’il faut encore expulser quelques démons, guérir et arriver au terme. Il connait bien sa mission et ne se dérobe pas. Presque ironique, il compare Hérode à un renard… Un voleur de poules ?

Mais ce n’est pas une fable que Jésus nous raconte, c’est un drame qui se joue ! Jérusalem, l’humanité ne veut pas de lui. Son amour, qu’il est venu offrir aux hommes, est blessé. Aurait-il raté sa mission ? Il se compare à une grosse poule qui voudrait protéger ses poussins sous ses ailes. Une mère à la fois vulnérable face au renard et protectrice et aimante avec ses petits. Elle aimerait tant les accueillir, tous, sous ses plumes. Dieu, une grosse poule ? Jésus nous montre ici un Dieu très féminin, à la fois père et mère.

Jésus pleure sur Jérusalem, mais continue d’espérer en elle. Jésus se fait patience. Il nous fait quand même entrevoir une fin heureuse. Les ailes restent grand ouvertes. Malgré le nid vide, malgré le temple abandonné, on pourra toujours y trouver refuge et s’y réchauffer au feu de l’Amour. C’est quand on veut, on y respecte notre liberté, mais nous y sommes attendus comme un fils prodigue. On pourra alors y murmurer : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

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