Frère Olivier-Marie Corre
Couvent de la Sainte Baume
Frère Olivier-Marie Corre
Couvent de la Sainte Baume
Évangile
Luc 11, 15-26
Écouter l'ÉvangileEn ce temps-là, comme Jésus avait expulsé un démon, certains dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides en cherchant où se reposer. Et il ne trouve pas. Alors il se dit : “Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.” En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors il s’en va, et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui, au nombre de sept ; ils entrent et s’y installent. Ainsi, l’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début. »
On connaît cette expression : la nature a horreur du vide ! Eh bien pas le démon : il aime beaucoup le vide. C’est dans le vide d’une âme qui ne cherche pas Dieu qu’il aime se glisser. C’est ce que dit Jésus à la fin de ce passage d’Évangile. C’est parce que nous serons remplis de foi, d’espérance et de charité que le mal ne pourra plus se faire une place en nous. Les tentations peuvent rester, certes, mais l’action de la grâce les vainc d’autant plus facilement que le plus fort (Jésus !) règne en nous. Car oui, dans la parabole de l’homme fort, c’est bien de Jésus dont il est question et qui dépouille le démon de son pouvoir.
Comment pouvons-nous être sûrs de la puissance de Jésus ? Saint Thomas d’Aquin, à la suite de saint Augustin, insiste sur le fait que les miracles de Jésus, y compris l'expulsion des démons, sont des signes de sa divinité et de la puissance du règne de Dieu. Pour nous, aujourd’hui, nous pouvons expérimenter cette puissance de Jésus de plusieurs manières. Tout d’abord par la prière : c’est en elle que toutes les vertus nous seront données, n’hésitons pas à les demander, le Seigneur est impatient de nous équiper ! Par ailleurs, l’exemple de l’intervention de la grâce dans la vie de beaucoup est un signe pour nous. Les témoignages ne manquent pas autour de nous de vies transformées radicalement par Jésus. Le nombre grandissant des personnes, notamment des jeunes, qui demandent le baptême, est un signe de l’œuvre de Dieu dans les cœurs. Sachons la voir et rendre grâce !
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