Frère Vincent Löning
Couvent Saint-Pierre-martyr à Strasbourg
Frère Vincent Löning
Couvent Saint-Pierre-martyr à Strasbourg
Évangile
Luc 4, 38-44
Écouter l'ÉvangileEn ce temps-là, Jésus quitta la synagogue de Capharnaüm et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait
Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait. Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.
Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter. Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. » Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs.
C’était à Capharnaüm. Chez lui, à Nazareth, l’enseignement de Jésus n’a pas été bien reçu et il a fait peu de miracles : nul n’est prophète en son pays. Son message n’a pas satisfait les foules qui ont fini par le chasser et il est venu ici, à Capharnaüm, où vit son ami Simon-Pierre. Et là, c’est tout l’inverse : Jésus enchaîne miracle sur miracle, guérison sur guérison, au point qu’on ne veut plus le laisser partir.
Pour pouvoir continuer sa mission dans d’autres villes, Jésus est donc obligé de se faire discret, en passant par un endroit désert. Mais les foules le trouvent et voudraient le retenir. Comme les troupes armées du Jeudi saint, comme Marie Madeleine après la résurrection, elles voudraient saisir Jésus, s’emparer de lui, l’empêcher d’aller plus loin. On voit bien pourquoi Capharnaüm ne veut pas perdre Jésus : la ville a trouvé un guérisseur hors pair.… On peut se demander si Capharnaüm voit le guérisseur, mais pas au-delà. Est-elle insensible à sa mission de salut, qui va bien au-delà de guérir des fièvres ? Peut-être que Nazareth, en rejetant son enseignement, avait mieux compris la portée révolutionnaire du message du Christ !
Nous aussi, nous avons du mal à saisir tout l’impact de sa mission et à quel point il souhaite transformer nos vies. Les petits miracles de notre quotidien sont des signes, mais ils ne sont que le début, que la surface. Si, comme Capharnaüm, nous sommes prêts à accueillir sa vie en nous – même sans tout comprendre – alors, ce sont nos cœurs que Jésus va guérir.
Cette méditation vous éclaire ?
Partagez cette méditation avec vos proches:
Ou copiez et partagez le lien:
Chargement...
À vous la parole
1 commentaire
Rédiger un commentaire« Bonjour,
L'enseignement du Christ, un message universel.
Au delà de la guérison, au delà des apparences, Il est Dieu.
Comment est il possible que mon Seigneur vienne à moi ?
Il y'a là, aussi une répon... »
Fred - 02 septembre 2026 - 7:01