Frère François-Dominique Forquin
Couvent Notre Dame du Chêne à Nancy
Frère François-Dominique Forquin
Couvent Notre Dame du Chêne à Nancy
Évangile
Matthieu 17, 1-9
Écouter l'ÉvangileEn ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui.
Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »
Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul.
En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »
« Regarde, elle rayonne ! » « Oui, regarde comme elle rayonne ! » En tenant son petit panier de cotons pendant qu’à Lourdes je donnais l’onction des malades à Monique, Amandine, jeune lycéenne, chuchotait ces quelques mots à son amie Julie : « Regarde comme elle rayonne ! » Et c’est vrai, par-delà le voile de larmes qui embuait son visage, Monique rayonnait ! Une beauté imprenable traversait son visage pourtant marqué par l’âge et la maladie. Monique était tout simplement belle. C’est comme si l’onction qu’elle venait de recevoir n’avait fait que révéler son inaltérable beauté. Le sourire qu’elle adressait alors à Amandine laissait irradier la lumière qui émanait de son visage transfiguré.
N’avez-vous jamais fait cette expérience de croiser dans un visage de souffrance un regard vivant, de percevoir dans un corps vieilli une intensité, d’apercevoir dans un visage fatigué la lumière d’une présence ? Pour qui sait voir, la transfiguration est une expérience fréquente ! Après les mois de pandémie que nous avons traversés, nous savons bien qu’il est plus simple de retirer un vulgaire masque de papier, que de laisser tomber ce masque invisible dont nous nous revêtons si souvent et qui nous empêche de laisser voir notre beauté.
Mais, aujourd’hui, avec Pierre, Jacques et Jean, nous nous laissons conduire sur le mont Thabor : à la vue de la beauté du Transfiguré, et malgré tout ce qui peut encore assombrir nos vies, il semble qu’un irrésistible rai de lumière perce nos carapaces et fend toutes nos armures. C’est comme si la beauté que chacun porte en lui affleurait et rayonnait, sans que rien ne puisse l’empêcher de nous transfigurer. C’est comme si la beauté que chacun porte en lui n’attendait qu’à se laisser déconfiner.
Cette méditation vous éclaire ?
Partagez cette méditation avec vos proches:
Ou copiez et partagez le lien:
Chargement...
À vous la parole
0 commentaire
Rédiger un commentaire