Bonjour, je suis le frère Jean-Jacques Pérennès et vous écoutez le podcast La Bible en continu de Prier dans la Ville. Avec mes frères de l'École biblique de Jérusalem, je vous propose de découvrir la Bible livre après livre. La traduction utilisée est la Bible de la liturgie.
Cette année, nous écouterons chaque semaine un chapitre du livre de Job, un livre dont les questions rejoignent nos vies. Pourquoi le mal ? Pourquoi la souffrance ? Nous lirons ensuite un psaume de lamentation et nous écouterons un chapitre de l'évangile de Luc.
J'introduirai chaque extrait pour que vous en goûtiez la saveur et en tiriez le bénéfice pour votre prière.
Livre de Job 40-41
« Oui, j’ai parlé à la légère : que te répondrai-je ? , dit Job, Je mettrai plutôt ma main sur ma bouche. » Job est impressionné. Mais Yahvé, qui a créé gratuitement, va plus loin dans la seconde partie de sa réponse et entend montrer à Job que, malgré les apparences peut-être, il gouverne le monde avec justice. Cette création voulue par Dieu, que le Livre de la Genèse déclarait déjà « bonne », elle existe d’une manière incroyablement harmonieuse. Ces bêtes puissantes, Béhémoth et Leviathan, dont parle le chapitre, sont le vestige d’un chaos d’où est sorti le monde, un chaos que Job a cru partager, tout écrasé qu’il était par sa souffrance. Il y a bel et bien du mal et de la violence dans le monde, mais le monde n’est pas mauvais en soi, Dieu est au-dessus de cette violence première. Yavhé a laissé à Job la liberté de se plaindre et ne l’a pas fait mourir pour cela. Mais Dieu est libre lui aussi : « Dans sa rencontre avec la liberté divine, la liberté humaine trouve sa propre source », conclut Gustavo Gutierrez.
Cette liberté va jusqu’à la possibilité de dire sa plainte devant Dieu. Cela aussi Dieu peut l’entendre. Il y répond, à sa manière.
Psaume 76
Quand la grandeur de Dieu se révèle, le cœur s’émerveille et s’incline dans l’admiration. La prière devient louange et contemplation, un lieu où la puissance et la justice divines inspirent respect et confiance. Dans cette rencontre, l’âme se sait protégée et soutenue.
Évangile de saint Luc 23
Nous écoutons avec recueillement le récit de la Passion. Ce peut être l’occasion de penser de manière particulière aux souffrants de notre monde : les malades incurables, les hommes et les femmes qui vivent leur fin de vie dans la solitude, les prisonniers abandonnés de tous, les réfugiés... C’est une vraie source de consolation et d’espérance de comprendre que Jésus est passé par là, librement, par choix de porter le péché des hommes, pour les arracher à la mort et les conduire à la vie. La prière de Jésus pour ses bourreaux peut aussi nous aider à briser le cercle infernal de la violence qui caractérise notre monde, un cercle infernal auquel seul le pardon peut mettre fin. Deux traits de lumière pourtant dans cet épisode bien sombre : Joseph d’Arimathie, « un homme juste et bon », qui offre un lieu pour la sépulture de Jésus, et les femmes, « qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée ».
Les femmes ont une place particulière dans l’évangile de Luc. Elles n’ont jamais abandonné Jésus et seront les premières à annoncer la Résurrection du Seigneur. L’évangile de Luc accorde une place non négligeable aux femmes, depuis Elisabeth, la cousine de Marie, jusqu'à ces femmes qui entourent sa mère au pied de la Croix et se préparent à revenir pour embaumer son corps, dans un dernier geste de tendresse.
Merci d'avoir écouté ce nouvel épisode de La Bible en continu, notre rendez-vous hebdomadaire et intégral avec la Parole de Dieu.
Si ce podcast vous a plu, soyez prophète. Partagez-le avec vos amis qui n'osent pas ouvrir la Bible. Que cette parole entendue grandisse en vous et porte son fruit.
Textes liturgiques © AELF, Paris
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